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Avant de commercer
Adapté de “Getting It Right”
1) Faut-il tout traduire ?
Plutôt que faire traduire aveuglément un document en entier,
ne faites traduire que
les sections pertinentes ou créez une version simplifiée pour la traduction.

N'utilisez du texte que si c'est absolument nécessaire
ou si c'est le
meilleur moyen de faire passer votre message (songez à Ikea).
Une image vaut mille mots ! L'utilisation judicieuse de cartes, de diagrammes ou de pictogrammes peut être beaucoup plus efficace qu'une diarrhée littéraire ou des descriptions hypertechniques.
The straw that broke the camel’s back.
(Litéral : La paille qui a cassé le dos du chameau.)
La goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Évitez les clichés culturels. Des références à notre sport national pourraient n'avoir aucun sens, tout comme les métaphores littéraires ou culturelles. Méfiez-vous de toute référence aux parties du corps humain, certaines cultures pourraient les percevoir différemment.
2) Combien cela va coûter ?
Soyez réaliste ! Combien de pages peuvent être traduites en une heure ? Combien de temps a passé votre équipe pour produire l'original ? Si vous décidez de travailler avec une agence, il est fort probable qu'elle retiendra entre 30 et 50 %. Si vos traducteurs reçoivent à peine plus qu'une gardienne d'enfant, ils et elles seront moins portés à consacrer à votre projet toute l'attention qu'il mérite.
Les spécialistes appellent souvent pour information seulement une traduction exacte mais non polie. Elle peut généralement être produite plus rapidement et à meilleur coût.
3) Peaufinez votre texte avant de le faire traduire
Aussi tentant qu'il puisse être d'entamer la traduction dès que possible, demander à votre traducteur de travailler sur une ébauche mènera toujours à une perte de temps — donc plus cher – et le risque d'utiliser la mauvaise version du document final.
4) Et les outils de traduction ?
Si vous êtes pris par le temps et ne voulez qu'une idée du texte pour vous même (usage interne), les outils de traduction en ligne sont une solution. C'est certainement très rapide et il n'y a rien de meilleur marché que gratuit.
Faire réviser une traduction en ligne par un ou une professionnel est une solution, mais un projet que n'accepteront pas tous les traducteurs. La plupart estiment que les traductions obtenues d'un logiciel sont tellement fautives qu'il est plus simple de recommencer à zéro.
5) À qui s'adresse cette traduction ?
Une personne chevronnée vous posera cette question ; préparez-vous à y répondre.
Qui est votre audience ? Connaissent-ils votre produit ? Est-ce pour la vente ou pour information ?
6) Quelle est la langue de vos lecteurs ?
Anglais d'Angleterre ou des États-Unis ? Français de France ou du Québec ?
7) La curiosité n'est pas toujours un défaut
Personne ne lira votre texte plus attentivement que votre traducteur. Durant son travail, il ou elle identifiera sans doute des passages obscurs, des sections qui ont besoin de clarification. C'est tout à votre avantage et vous permettra d'améliorer votre original.
Plus le sujet est technique, plus il importe que votre traducteur le connaisse à fond.
8) Faites réviser la copie avant impression par votre traducteur
Professeurs et enseignants à vos risques et périls !
Q : Accepteriez-vous qu'un étudiant en médecine vous opère pour payer ses études ?
Les traducteurs professionnels travaillent dans leur langue maternelle.
9) En conclusion
Les conventions typographiques varient d'une langue à une autre.
Les changements ou additions de dernière minute (en-tête, sous-titres, substitutions de mots) par des non professionnels bien intentionnés peuvent saboter un travail autrement parfait. Les imprimeurs et le personnel de bureau ignorent souvent ces conventions ou ne les prennent pas au sérieux et peuvent systématiquement « faire des ajustements » à un texte en langue étrangère pour le faire correspondre à leurs propres normes.
Effaceriez-vous la ligne ondulée sous la lettre Q ? Ouelle Ouestion !
La répétition d'une erreur, même minime, indispose le lecteur à la longue.
Dites à votre traducteur ou à l'agence que leur nom paraîtra sur le document. Cela ne coûte rien et incite à la perfection.
Contrôlez le contrôlable - Envisagez la création d'un glossaire de vos termes, anagrammes et appellations courants.
Mille et un facteurs peuvent ruiner un projet de traduction — un échéancier ridicule, des ambiguités dans le texte source, un manque de contexte, un manque de révision du texte ou des conventions typographiques par un locuteur natif, une mauvaise coordination d'un grand projet, un manque de consultation ou de participation du client, etc.
En ne suivant que la moitié de ces conseils, vous accroîtrez vos chances d'obtenir une bonne traduction.